• Article 1 •

Qu'à t'on à espérer de l'amour quand on a 17 ans, et que l'on n'en a souffert d'un bien trop grand. De celui qui remplit votre vie si intensément, puis la laisse bien plus vide qu'auparavant. Quand il ne s'agit pas d'une banale déception amoureuse, mais de votre coeur qu'on jette dans la sulfateuse. Qu'à t'on à espérer de l'amour quand on a 17 ans, et que notre coeur est prit dans le néan. Comment apprendre à aimer, quand on s'est déjà esquinté, d'un amour bien trop grand, d'un amour de grands ? Car là n'est pas une question d'âge, le nombre d'années indiffère quand ce sentiment fait rage. Et quand chez les autres la compréhension n'est pas la principale compétence, quelle autre alternative avons-nous que le silence ? On rentre dans le jeu, on enfile le masque, en sachant que notre coeur est bien plus vieux. Car si les années déterminent le physique, ne serait-ce pas les épreuves qui déterminent l'âge du coeur ?

# Posté le vendredi 03 juillet 2009 08:52

Modifié le samedi 04 juillet 2009 16:27

• Article 2 •

Ou étais-tu quand tout s'écroulait ? Tous ces jours accrochée au téléphone... Tout ce dont j'avais besoin était un simple appel. Qui n'est jamais venu. Perdue et déchirée, c'est ainsi que tu me retrouverais. Écroulée par terre, exténuée. Pourquoi as-tu attendu si longtemps ? Où étais-tu, où étais-tu ? Un peu trop tard, tu m'as retrouvée. Tu étais une partie de moi tellement ancrée, que je ne parviens plus à discerner qui je suis. J'ai perdu celle que j'étais, et celle que je voulais être. Qu'as-tu attendu pour revenir ? Que mon coeur s'use, comme une corde râpée, utilisée avec excès ? Je te vois te confondre en excuses, je me rappelle tes lettres qui me disaient que la flèche de Cupidon t'avais touché. Moi aussi. Elle ne m'a pas loupée. Je devais avoir le coeur un peu trop fragile, car cette flèche l'a transpercé, déchiré, comme du papier. Tout semble si aisé pour toi, revenir est chose facile. Laisse moi te dire que j'ai compté chaque jour de ton absence par les larmes pendues à mes cils. Ton retour, dis-tu, pardonne ton absence. Tu avais dis que tu reviendrais, c'est vrai. Un jour. Mais peux-tu imaginer comme les mois d'attente sont long lorsqu'on est livré à une solitude qui nous dévore, quand chaque heure d'ignorance, de peur, de souffrance, creuse un peu plus notre coeur ? Que sais-tu du cratère, de l'abime béant qui m'habitait, quand tu étais loin, quand toi tu souriais ? Quand tu étais dans leurs bras, quand tu les voulais dans tes draps. Comment oses-tu penser qu'une promesse de retour, pourrais rattraper, tout ce temps passé, et comment pourrais-je te pardonner, le fait que je ne t'ai absolument pas manqué ? Comment pourrais-je te pardonner, cette facilité à me mettre de coté, cette aisance à vivre sans moi, lorsque moi je ne suis réduite qu'à l'état de débris sans toi. Comment, dit moi, comment ? Est-ce que ton coeur à toi, se gelait de ne plus entendre ma voix ? Est-ce que la nuit sans moi, tu tremblais, tu avais froid ? Est-ce que le matin, dès ton réveil, en sursaut bien (trop) souvent, ton premier geste était de palper l'oreiller, et ce vide à ton coté ? Est-ce que chaque matin, tu constatais ce vide avec le même chagrin ? Est-ce qu'une seule fois, une seule, tu m'as voulu encore contre toi ? Est-ce que pendant cette absence, la nuit il t'arrivait, comme un con, de te réveiller, enlaçant ton traversin, avant de te rendre compte, que ce n'était qu'un putain de traversin ? Une seule fois, une simple petite fois, t'ai t-il arrivé de marcher dans la rue, d'entendre ton prénom qu'on appelait, de te retourner, le coeur battant la chamade, cognant dans ta poitrine, les genoux s'entrechoquant, en espérant voir mon visage apparaitre ? Où étais-tu, toi qui m'avais promis une présence constante, où étais-tu, quand j'abimais mes yeux à pleurer, à te pleurer ? Étais-je ta première pensée le matin en te levant, ta dernière pensée en t'endormant ? En t'endormant après avoir trop lutté, après que ton coeur et ton corps se décident enfin à céder. Est-ce que je t'ai manqué ? Dis moi que oui, dis moi que oui, pour bien m'achever. Mens moi, et toi douleur mord moi. Mord moi l'âme, plus violemment, quand ces mots fuseront entre ses dents. Dis moi que je t'ai manqué. Regarde moi, je ne suis plus que l'ombre de ce que j'étais autrefois. Où étais-tu ? Et comment oses-tu ? Si je t'avais manqué, au moins un peu comme tu m'a manqué, tu serais revenu, tu aurais accouru. Tu aurais laissé ta fierté, j'aurais laissé de coté ma dignité. J'aurais murmurer ton nom tout bas, j'aurais ouvert tout grand mes bras. Tu ne m'as envoyé aucunes lettres, tu ne m'as laissé aucuns messages. Alors pourquoi, pourquoi reviens-tu ? Pourquoi as-tu attendu ? Où étais-tu ? Tu m'as trouvée, à terre comme un animal blessé, quand moi j'avais trouvé, un semblant de fierté, quand moi j'allais me relever. Mes larmes ont coulées, et tu m'as demandé, tu m'as demandé, si je t'avais manqué. As-tu remarqué ? Le noir de mes yeux fondre comme du métal en fusion. As-tu deviné, la haine derrière la noirceur des pupilles ? M'as-tu entendu te supplier ? Probablement, car tu t'en es allé. Surement, quand je me suis levée. Forcément, quand je t'ai demandé, de partir, d'en finir. Et tu ne t'es pas fait prier. Bien évidement. Bien heureusement ? J'effacerais l'image de ton visage, pour ne plus garder que l'image de ce dos que tu m'as tant et trop de fois tourné.

Inspiration :

Une femme pardonne tout, exepté qu'on ne veuille pas d'elle. [ Alfred De Musset ]

# Posté le samedi 04 juillet 2009 18:17

Modifié le mardi 01 septembre 2009 15:14

• Article 3 •

Parce qu'on s'attache toujours trop sans en avoir conscience, on en paye tôt ou tard les conséquences.
Mais il arrive que parfois, les sentiments soient plus durs à exprimer qu'à oublier. Comment trouver les justes mots, ne pas tomber dans le trop peu ou dans le trop ? Je crois que les exprimer c'est un peu en soi se pardonner ; nos réactions et nos futures actions. C'est ce que j'ai décidé d'entreprendre, et c'est ce qu'il me faut apprendre.

Ying et Yang, deux surnoms pas si anodins que ça. Tous les deux complémentaires, un peu comme le ciel et la terre. Je ne sais pas comment t'expliquer que celui que j'appelais un bon ami, a subitement culminé très haut dans mon esprit. Un jour, il m'a fallut constater que quelque chose n'était plus pareil, un jour, j'ignore lequel, les choses étaient différentes de la veille. C'était un de ses jours où l'on s'aperçoit que l'on ne se suffit plus à soi.
Il est maintenant temps que je te le raconte, pour que tu puisses mieux t'en rendre compte.

Mon Yang, je t'ai déjà dit ne pas être douée pour les démonstrations, et me voilà pourtant à recommencer. Je voudrais juste que tu saches que j'ai besoin de toi à un point que tu n'imagines même pas. Que j'ai ce besoin immense de te protéger que moi-même je ne comprend pas. Je crois qu'il n'y a pas un jour où je ne me demande pas, ce que tu fais, comment tu vas. Pas une journée où je ne regarde pas aux alentours pour voir si tu n'es pas là. Et quand je sais que tu n'y es pas, j'ai déjà hâte au moment où l'on se retrouvera... Parce que nos rires sont réparateurs, parce qu'on peut se confier tout ce qu'on a sur le coeur. Parce qu'on se soutient mutuellement, et surtout, qu'on s'entend si naturellement. Toi seul peut me faire sourire en me le demandant. Toi, à qui je n'aurais pas cru pouvoir m'attacher autant... Pour ces moments uniques que l'on a vécu, sache que tu pourras toujours compter sur moi. Je ne laisserais rien ni personne t'atteindre aussi longtemps que je serais là. Sache que ta confiance ne sera pas déçue, si l'union fait la force, alors à nous deux rien n'est perdu.
C'est par ces quelques mots mélangés que j'espère te montrer, à quel point la place que tu as prise est grande, et que personne d'autre ne saura la prendre.

Amicalement, ton Ying qui t'aime très fort.

« Si la nuit te fait peur, seul tout au fond de ton coeur, si tu cherches une amie pense à moi, je ne serais jamais loin de toi. Et même si je dois passer ma vie, à te consoler, je serais là. Je ne serais jamais loin de toi. Et même, si demain tu m'oublies, si tu rêves d'une autre vie, tu peux partir là où tu voudras... Je ne serais jamais loin de toi. »

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# Posté le dimanche 20 septembre 2009 06:24

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 13:09